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Développement du Projet Colibri
Ce vendredi matin, on rencontre Andres, le géographe qui suivait le Projet Colibri bien avant notre arrivée. Il travaille au ministère de l’enseignement supérieur. C’est un passionné des
SIG, bouillonant d’idées et de conseils sur les technologies à utiliser… Il nous fait comprendre l’importance du travail du SIGiste, qui va créer les cartes vectorielles et nous aiguille sur la direction à prendre au niveau des outils. En partant, il nous pose la question “Quand est ce que vous revenez ?”. Que demander de plus, un expert qui s’impatiente de pouvoir nous aider un peu plus.
De retour au bureau, on continue notre étude sur les
technologies à choisir pour notre projet. Map guide, mapserveur, Postgres… On rentre dans la technique… Mais c’est indispensable pour faire les choix des outils que nous conseillerons aux étudiants.
Un mail envoyé sur un
forum nous a permis de prendre contact avec un professionnel de la cartographie en France. Ce dernier est prêt à nous aider sur les problèmes techniques. Décidemment, chaque jour réserve ses surprises !
L’après-midi s’annonce chargée. C’est la clotûre du
Css Workshop 2009 dont on vous avait parlé il y a deux semaines. Chaque groupe d’étudiant est venu présenter ses solutions aux problèmes d’urbanisme des cinq barrios étudiés à Caracas. Le bilan des architectes est sans appel : leur métier dans les barrios est bien plus complexe que l’on pourrait se l’imaginer. L’approche avec humilité et l’appropriation des problèmes en discussion avec la communauté sont indispensables à la réussite des projets dans ces quartiers.
L’architecte doit devenir un
interprète des besoins des communautés, et vient proposer des solutions afin que la communauté choisisse et s’approprie le projet. Il ne peut pas appliquer des méthodes “toutes prêtes” tant la complexité du barrio au niveau structurel et socio culturel le rend différent de la ville formelle. Autre chose, ils sont tous d’accord pour dire que les barrios en géneral ne sont pas à détruire, mais à intégrer complètement à la ville. D’ailleurs, chaque quartier autoproduit est différent. Certains sont très avancés et sont quasiment intégrés, d’autres sont
très jeunes, et l’on se croirait à la campagne, d’autres sont délabrés, dangereux et près à s’effondrer, etc…
Posté il y a 3 Années, 1 Mois à 23 h 49 min. Ajouter un commentaire
Aujourd’hui, on prend rendez vous avec Rodolfo, l’informaticien de
Softclear qui a travaillé sur le projet l’année passé. Il va aussi nous aider cette année pour nous conseiller. Il fait cela volontairement, dans le cadre du travail social de son entreprise.
Avec la veille que nous avons fait, nous pensons qu’il serait intéressant d’adapter différents outils déjà développés dans le libre pour mettre en place la plateforme. Cela veut dire que l’on abandonnerait une partie du travail de la plateforme de 2008. Etant donné les problèmes que possède le code de la précedante version, Rodolfo nous conseille de faire ce choix.
- On utilisera
Limesurvey pour le module de recensement et probablement aussi pour l’authentification des utilisateurs. On abandonne la partie réalisée par les étudiants qui possède un code trop ”spaghetti” (Tout le code sur une même page, de manière désorganisée) et très loin des possibilités de cet outil de réalisation de questionnaires.
- Il subsiste un doute sur la partie
SIG. De très nombreux choix s’offrent à nous. Soit conserver le travail réalisé par les étudiants en conservant l’outil
Mapserveur, mais il faudra néanmoins modifier l’interface graphique pour utiliser une interface plus avancée, du type
Fusion ou
Cartoweb. Ou alors utiliser un autre serveur de cartographie,
Mapguide, un outil libre complet, qui est très en vogue actuellement.
Je viens de faire une petite recherche sur l’utilisation de SIG participatifs. Si le sujet vous intéresse, allez faire un tour sur ces deux articles :
http://ictupdate.cta.int/fr/Regulars/Q-R/Questions-Reponses-SIG-traditionnels-et-participatifs : Un article rapide qui montre l’intêrét de l’utilisation d’un SIG participatif
http://www.iapad.org/publications/ppgis/ICT-05-27-fr-DEF.pdf : Dans ce document, on se rencontre de l’importance de la formation et du suivi dans le type de projet que nous voulons mettre en place.
Posté il y a 3 Années, 1 Mois à 23 h 07 min. Ajouter un commentaire
Nous avons participé à la conférence de
Yuraima Martin Rodriguez, une architecte qui a fait une thése sur la participation des communautés du barrios dans la mise en place de solutions pour régler les problèmes d’urbanisme. En deux heures, elle nous résume son travail de plusieurs années. Pour elle, la participation des communautés doit se faire à plusieurs moments :
○ Au départ pour expliciter ses problèmes au professionnel (architectes, pouvoirs publics…etc)
○ Au moment du choix du projet, pour choisir parmi les solutions proposées par les architectes.
○ Durant l’exécution du projet, où la communauté va surveiller le déroulement des travaux pour éviter tout arrêt du projet pour des problème de corruption ou autre.
Notre projet vient se situer au départ (Base de donnée géographique d’information sur le barrio et didacticiel sur la manière de communiquer ses projets au professionnel) et durant l’exécution du projet (outil de suivi de projet).
Il s’agit de doter les communautés d’outils leur permettant d’expliciter et de se communiquer avec les professionnels (architectes, pouvoirs publics…) puis de suivre les projets en cours de réalisation.
Posté il y a 3 Années, 1 Mois à 12 h 13 min. Ajouter un commentaire
Ce matin, nous nous rendons avec l’équipe d’architectes et les étudiants de l’UCV pour la visite du barrio
Las Estrellas à côté du barrio
La Vega : Un barrio très jeune et beaucoup plus proche de la campagne que de Caracas.
Les habitants nous font goûter leur jus de mure, manger un peu de canne à sucre, boire un café. Autour de nous, il y a des poules, des élevages de cochons, des plantations de Yuca… Bref, rien à voir avec la visite au barrio de Petare ou de la Moran. Ici la concentration est faible, l’esprit de communauté y est fort et l’espace vert très présent. Mais attention, nous sommes dans le commencement…
La communidad s’organise elle-même pour gérer les problèmes urbains du leur barrio : Route, éléctricité, sécurité, eau, assainissement, protection des terres (pour empecher de nouvelles invasion !!)….Etc..
Afficher Projet Colibri sur une carte plus grande
Ces personnes ont fait le choix de vivre ici pour certains avantages que cela procure. Bien que le barrio soit très éloigné de la ville, il procure une vie calme, loin de la pollution et du bruit, avec un mode de vie campagnard. En effet la densité est encore très faible et toutes les maisons - de type “rancho” - possèdent une parcelle de terre pour permettre quelques cultures mais surtout l’élevage.
Ce sont parfois des professionnels, des médecins, des étudiants qui viennent habiter ici et se construire leur logement.




Dans les débuts de ce projet, les doutes sont importants… Certains nous soutiennent, mais ils sont rares. Beaucoup doutent des chances de réussite de notre projet, s’inquiètent pour nous au niveau financier :
“Vous êtes fou de travailler sans salaire…”,
“Avec la crise vous ne trouverez pas de financement”,
sécuritaire :
“Les barrios sont trop dangereux pour vous”
“Faites attention aux malendros”,
professionnel :
“Une expérience comme bénévole ne te permettra pas de prétendre à un bon salaire à ton retour”
“Non mais, à quoi ça va te servir dans ta carrière ??!”
Bref… De notre coté, pas question d’abandonner, nous avons pour une fois dans notre vie la chance de mener un projet passionnant de A à Z, et dans un domaine qui nous tient à coeur. Une association nous prête sa confiance, ses locaux, ses contacts et son nom. C’est énorme.
Pas de doute, si ce projet arrive à terme, il pourrait être une vraie valeur ajoutée aux commautés dépourvues d’outils et de moyens, pour s’organiser et gérer la croissance urbaine…
C’est notre première vraie journée de travail à
Colombbus. On avait commencé à rencontrer des étudiants il y a deux semaines et à prendre en main l’existant, mais la
semaine sainte au Venezuela, où une grande partie du pays est en congés, nous a forcé à repousser le vrai démarrage du projet à la semaine suivante.
C’est donc le lundi 13 avril que nous avons pour la première fois débarqué dans les bureaux de l’association Colombbus afin d’y passer la journée.
Nous voilà donc au travail et tout commence par l’analyse de l’existant et la prise en main de toutes les informations, les contacts, et les travaux déjà réalisés sur le sujet. C’est un travail qui nécessitera sans doute une ou deux semaines…
Nos objectifs pour aujourd’hui sont la
création de ce blog, la recherche de tous les SIG libres existants ainsi que l’installation de la plateforme Colibri, développée en 2008 par des étudiants de l’
USB (Université Simon Bolivar) et de l’
UCAB (Universidad Católica Andrés Bello). En une journée de travail, on dépoussière une partie de la technique du projet de l’année passée. En faisant un peu de
veille, on se rencontre qu’il existe une panoplie d’outils libres qui ont bien évolués et qui permettront de rapidement faire avancer la
technique du projet Colibri.
En fin de journée, je reçois un message d’Anaïs, une architecte française rencontrée la semaine dernière. Elle m’annonce que nous pourrons participer au
CCSWorkshop 2009 qui aura lieu à l’
Université Centrale du Venezuela (UCV) autour de la problèmatique de l’urbanisme dans les quartiers autoproduits (favellas, barrios) des pays en voie de développement. Ce travail va regrouper des professionnels de l’urbanisme (architectes, professeurs…Etc) de plusieurs pays et plusieurs universités
Au programme de deux semaines du
CCSWorkshop2009, visite des barrios, conférence de professionnels de l’urbanisme, travail avec les étudiants en architecture…etc. De quoi nous plonger dans une des problèmatiques les plus inquiétantes (et interessantes!) de ce début de 21éme siècle, et réussir à bien positionner le
projet Colibri…
Le projet Colibri !
En France, on vous avait vaguement parlé d’un projet autour du développement, un truc pour aider les
barrios, bénévole, dans des quartiers dangereux..…etc… Bref, rien de rassurant !
On avoue, à l’époque, on avait un mal fou à expliquer notre affaire. Pourtant, on était certain de l’
avenir d’un tel outil. Sylvain et moi-même étions persuadés que nous avions un rôle à jouer et un coup de pouce à donner à ce bébé oiseau, crée par l’
association Colombbus il y a deux ans, et qui ne butinait plus - faute de fond et de responsable projet.
Petit à petit les choses ont avancées et le projet s’est précisé. On a alors commencé à voir les choses se dessiner et chaque jour de travail nous a réservé ses surprises. L’idée du blog vient de là, proposer à tous le suivi d’un projet libre et ouvert où chaque acteur pourra y expliquer ses doutes, ses erreurs, ses rencontres, ses avancées ou ses espoirs.